Lexique de la finance islamique

Riba, souvent traduit par usure ou intérêt, fait référence à l'interdiction de facturer ou de payer des intérêts sur les transactions financières dans la finance islamique. Il est fondé sur l'injonction coranique contre l'usure et représente une pratique d'exploitation qui génère de la richesse sans contribuer à l'activité économique réelle. Dans la finance islamique, l'interdiction du riba vise à assurer l'équité, à décourager l'exploitation et à promouvoir une répartition équitable des richesses en mettant l'accent sur la participation aux bénéfices et les transactions adossées à des actifs plutôt que sur les prêts basés sur les intérêts.

Maysir fait référence aux jeux d'argent ou aux jeux de hasard et est interdit dans l'Islam en raison de sa nature spéculative et incertaine. Le Coran décourage le maysir car il génère de la richesse par la chance plutôt que par l'effort productif ou la contribution à la société. L'interdiction du maysir s'aligne sur le principe islamique plus large de décourager les activités qui reposent sur le hasard et le risque sans création de valeur tangible. Éviter le maysir favorise un comportement économique responsable, en promouvant des moyens éthiques et productifs de s'enrichir.

Gharar dénote l'incertitude ou l'ambiguïté d'un contrat ou d'une transaction. Dans la finance islamique, le gharar excessif est interdit car il introduit une incertitude ou un risque excessif, ce qui contredit le principe de transparence et d'équité. Les transactions impliquant des gharar manquent de clarté en ce qui concerne les conditions essentielles, les prix ou les résultats, ce qui conduit à une exploitation ou à des litiges potentiels. En évitant le gharar, on s'assure que les contrats sont transparents, mutuellement bénéfiques et exempts d'ambiguïté, ce qui favorise des transactions équitables et éthiques dans les transactions financières.

La zakat est une contribution caritative obligatoire dans l'islam, représentant un pourcentage fixe de la richesse d'un musulman donné chaque année pour soutenir les moins fortunés. Il s'agit de l'un des cinq piliers de l'islam, promouvant le bien-être social, la répartition équitable des richesses et la solidarité au sein de la communauté. La zakat est obligatoire pour des types spécifiques de richesses, telles que l'épargne, les investissements et les produits agricoles, et vise à purifier sa richesse et à promouvoir la compassion et la cohésion sociale.

La Sadaqa fait référence à la charité volontaire ou aux actes de bonté au-delà de la zakat obligatoire. Il englobe diverses formes de dons, y compris les dons financiers, l'aide aux autres ou simplement l'accomplissement de bonnes actions sans rien attendre en retour. La sadaqa est encouragée dans l'Islam comme un moyen de gagner des bénédictions et une purification spirituelle, de favoriser l'empathie et de renforcer les liens communautaires. Alors que la zakat est une obligation obligatoire, la sadaqa est considérée comme un acte volontaire et continu de bonne volonté et de générosité.

Ces concepts dans l'islam, y compris l'interdiction de la riba et du maysir, l'évitement du gharar, l'obligation de la zakat et la nature volontaire de la sadaqa, soulignent collectivement les dimensions éthiques et sociales ancrées dans les enseignements islamiques. Ils guident les transactions financières, promeuvent la justice sociale et encouragent l'engagement compatissant au sein de la communauté, reflétant les principes plus larges d'équité, de compassion et de conduite éthique dans l'islam. Ces concepts sont à rapprocher pour comparaison des concepts de finance classique.

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